Le tour des climats

1 08 2011

Jungle, plaine désertique, coulée de lave à l’allure lunaire, vallées luxuriantes, végétation alpine… Vous avez vu tout ça en quelques heures? Alors vous êtes sur l’île d’Hawai’i (aka Big Island). Contrairement à l’île d’Oahu, Big Island se présente davantage comme une clef des antilles qu’un état américain. Or, le dépaysement que l’on ressent ici représente ironiquement le paradoxe qui définit les États-Unis: la richesse sur la pauvreté, le blanc sur le noir, le chaud sur le froid. Un terrain de golf au milieu du désert. Un centre mondial de recherches astromoniques. Un homme qui vit dans une tente sur le trottoir.

On voit que l’ambition humaine est capable du meilleur comme du pire. Avec des objectifs de développement de l’énergie durable et des actions concrètes, et sans que ce soit une généralité, on réalise que l’on peut quand même tourner de belles idées en bordel. Comme un champ d’éoliennes abandonnées, situé devant un système d’éoliennes neuves, tout près du point le plus au sud des États-Unis.

Mais revenons-en à nos oignons: Le tour de l’île. On pourrait aussi écrire le tour des climats, le tour d’un petit monde, le tour d’horizon. Tôt le matin pour profiter de la lumière, nous sommes partis de la villa. Les vallées luxuriantes se succèdent, la jungle est impressionnante. Au bout de la côte, on tombe dans la vallée cachée de Waipi’o, elle même qui avait permis au futur roi Kamehameha de trouver refuge dans son enfance. La pente pour y accéder est de 25%, aussi bien dire que la vallée était inaccessible par la terre avant le tracé de la route. Au fond, on retrouve la chute la plus grande de l’état ainsi qu’une belle plage de sable noir issu de l’érosion du basalte (et non de cendres). La remontée est difficile, mais disons qu’il y a toujours possibilité de sauter dans la boite d’un pick-up qui remonte…

On reprend la route en s’éloignant de la côte Est de la Grande Île. Le décor change brutalement alors que la route pénètre dans un champ de lave noire, qui s’étend bien au-delà de l’horizon. Les rayons de soleil y sont absorbés et la chaleur y est infernale. Le long de la route, des gens ont pris le temps de s’arrêter pour écrire des graffitis en corail blanc. Nous n’avons pas hésité à en faire autant!

Lorsque la route sortit finalement des coulées basaltiques, nous sommes entrés dans un désert, aride comme le Nevada, où tout ce qui pousse est sec à ce temps-ci de l’année. La plus belle plage de l’archipel s’y trouverait, mais l’accès nous y a été interdit en raison de la présence de requins dans les environs. Sur certaines coulées de lave anciennes, on peut apercevoir les pétroglyphes (dessins sur roche) laissés par les autochtones hawaiiens. Le climat aride les a préservés et on peut aujourd’hui lancer nos hypothèses sur leur raison d’être.

Nous sommes finalement rentrés en bouclant par la route des volcans, la tête bien remplie de souvenirs et de paysages inoubliables.

Francis

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